Papier-Mâché

Naviguer quand on n’a jamais navigué : mieux comprendre le comportement en mer des manchots royaux grâce aux données satellites

Sans carte ni GPS, difficile de se repérer, surtout en territoire peu ou pas connu. Pourtant, beaucoup d’animaux sont capables de se déplacer et de se repérer sur des distances impressionnantes. L’exemple le plus parlant est celui des oiseaux migrateurs qui sont capables de rejoindre leur site d’hivernage depuis leur site de reproduction, parfois éloignés de plusieurs milliers de kilomètres, et ce, année après année. D’autres animaux parcourent de longues distances entre leurs sites de reproduction et de nourrissage et sont également capables de retrouver leur chemin malgré la distance. C’est le cas des manchots royaux. Mais comment ces animaux arrivent-ils à se repérer ?

Voyage immobile au centre de la Terre : à la découverte du noyau de fer liquide

Nous savons qu’il y a, au centre de la Terre, une coquille sphérique de fer liquide autour de la graine de fer solide. Cette partie liquide du noyau de la Terre est capitale pour nous, car c’est là qu’est généré le champ magnétique terrestre. Il est donc tout naturel de vouloir en apprendre plus sur sa composition et ses propriétés physiques. Mais peut-on vraiment explorer le centre de la Terre sans avoir (ou presque) à bouger de son laboratoire ? La réponse est oui. Cet article vous montrera comment les auteurs ont reproduit en laboratoire les conditions extrêmes proches de celles régnant au sommet du noyau terrestre.

Un modèle préliminaire… depuis 40 ans

En sciences, alors que certains modèles deviennent obsolètes dès leur publication ou presque, d’autres semblent éternels. Le modèle PREM, pour modèle préliminaire de référence de la Terre, fait partie de la seconde catégorie. Ce modèle, pensé pour être préliminaire, fait pourtant figure de référence depuis 40 ans, à tel point qu’aucun autre modèle n’ose plus se prétendre être « de référence ».

New Tree of Life : comment les données moléculaires ont bouleversé la construction de l’arbre du vivant

L’histoire du vivant n’est pas linéaire mais buissonnante, foisonnante et faite d’un nombre incalculable d’essais et d’erreurs. Alors, quand il s’agit de classer les êtres vivants, la tâche s’avère compliquée. Pourtant, de nombreux scientifiques s’y sont risqués au cours des siècles, avec plus ou moins de réussite selon les connaissances dont ceux-ci disposaient. L’avènement des techniques de la biologie moléculaire et de la génétique ont considérablement modifié notre vision du vivant et en particulier sa classification. C’est dans ce contexte qu’en 1990 Carl Woese, Otto Kandler et Mark Wheelis proposèrent de la redéfinir.

Les albatros, nos meilleurs alliés contre la pêche illégale

Au tournant de la 6e extinction de masse, la conservation de la biodiversité est aujourd’hui devenue un enjeu majeur. À ce titre, l’implémentation de mesures de conservation des écosystèmes menacés est vitale. Néanmoins, l’acquisition d’informations nécessaires à ces mesures peut être difficile. Les océans par exemple, de par leur taille immense, sont des zones difficiles à surveiller avec des moyens humains et sont pourtant très vulnérables à différents maux, dont la pêche illégale. Et si, dans cette vaste entreprise, nos meilleurs alliés étaient les animaux qui peuplent ces environnements en danger ?

Des robots aux gants de velours ─ Une introduction au contrôle en impédance

Bien souvent, les robots effectuent des tâches simples et répétitives dans des environnements contrôlés. Mais que se passe-t-il quand ils doivent évoluer avec un environnement complexe et délicat, que ce soit pour manipuler des fruits ou interagir avec un humain ? Comment ces constructions d’acier peuvent-elles agir avec délicatesse alors que tout semble s’y opposer ? C’est une technique appelée « commande en impédance » qui vient à la rescousse, donnant à nos amis les robots leurs gants de velours !

Comment naissent les idées paranoïaques ?

La paranoïa désigne une méfiance exagérée des autres, la croyance qu’ils représentent une menace et qu’ils agissent délibérément pour nous faire du mal. Des chercheur·se·s de l’Université de Yale ont élaboré un modèle explicatif de la paranoïa pour comprendre les mécanismes qui la sous-tendent. Chez les humains et chez les rats, il·elle·s établissent un lien entre la paranoïa et la difficulté à mettre à jour nos croyances sur le monde lorsque notre environnement est incertain.

Anticiper les mouvements pour éviter de vivre dans le passé

Le monde autour de nous est en mouvement permanent. Nos yeux transmettent des informations à notre cerveau, nous permettant de voir ce monde. Mais cette transmission se fait avec un certain délai. Nous devrions donc vivre dans le passé et en particulier voir les objets en mouvement à la position qu’ils occupaient un instant auparavant, en étant incapable de les attraper ou les éviter. Mais les auteurs de cet article scientifique ont montré que dans la rétine, la région de l’œil qui capte la lumière, un système particulier permet d’anticiper le mouvement des objets. Œil, cerveau, neurones… tout cela peut paraître compliqué. C’est pourquoi ce sera expliqué avec une histoire de reine et de châteaux.

Questionner les méthodologies pour mieux comprendre le concept : le cas de l’impulsivité

En 2006, Reynolds et ses collaborateurs ont exploré les méthodologies d’étude de l’impulsivité utilisées dans de nombreuses disciplines en sciences cognitives. Les chercheurs ont analysé de multiples indices comportementaux et scores de personnalité collectés auprès d’adultes sains afin de dresser un profil du concept d’impulsivité. Leurs résultats montrent que l’impulsivité, que l’on croit si bien connaître, est néanmoins un concept complexe et multidimensionnel. En démontrant des différences entre plusieurs méthodes d’évaluation de l’impulsivité, Reynolds et ses collaborateurs ont enclenché un questionnement théorique sur le concept lui-même, pourtant central en psychologie.

Première détection d’ondes gravitationnelles et de rayons gamma provenant d’une fusion de deux étoiles à neutrons

L’astronomie s’est développée en observant la lumière venue des astres. Depuis 2015, les astrophysiciens ont reçu la preuve qu’il est possible de collecter des informations grâce aux ondes gravitationnelles qui font vibrer de manière infime l’espace. Le 17 août 2017, une explosion cosmique a été détectée simultanément grâce à ces ondes gravitationnelles et à de la lumière. Cette première double détection a permis de répondre à des questions jusqu’à présent ouvertes et notamment de prouver que les ondes gravitationnelles voyagent à la même vitesse que la lumière.