Techniques

Les techniques sont classées par ordre alphabétique.


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A

Arabidosis thaliana : ou arabette des dames. Brassicacée présente en Europe devenue depuis la fin des années 1990 l’organisme modèle de référence en biologie végétale. Capable de s’autoféconder, l’arabette possède également un cycle de vie rapide (6 à 8 semaines entre le semis et la récolte de graines) et possède un génome particulièrement réduit (100 fois inférieur au blé par exemple), facilitant son étude.

C

Centrifugation [Biologie, Chimie] : technique permettant de séparer des molécules en suspension de densités différentes, en fonction de la vitesse de rotation. Les molécules de densité plus grande migrent au fond du tube de l’échantillon grâce à la force centrifuge.

Coupe frontale (ou coronale) [Biologie] : coupe longitudinale qui sépare le côté ventral du côté dorsal ; elle est parallèle au front.

Coupe sagittale [Biologie] : coupe longitudinale qui sépare le côté droit du côté gauche. 

Coupe transversale [Biologie] : coupe perpendiculaire aux coupes longitudinales. Pour un être humain, il y a une succession de coupes transversales qui parcourent le corps du sommet du crâne à la plante des pieds.
Aller plus loin sur les coupes en biologie ici.

CRISPR-Cas [Biologie] : CRISPR-Cas (Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats-enzyme Cas) est une technique qui permet de modifier le génome d’organismes vivants. Aussi appelée technique de « ciseaux moléculaires », le principe est de couper l’ADN avec précision au niveau d’une région d’intérêt du génome à l’aide d’une enzyme Cas et d’un ARN guide spécifique de la séquence d’ADN ciblée. Ainsi, on peut inactiver un gène présent au niveau de cette séquence voire de permettre l’expression de nouveaux gènes. Plus d’informations ici.

Culture bactérienne [Microbiologie] : technique expérimentale consistant à laisser des bactéries se multiplier dans un milieu contenant les nutriments nécessaires à leur croissance et à leur division. Elle peut être effectuée en milieu solide ou liquide. La croissance des bactéries durant une culture classique se divise en plusieurs phases. Durant la phase d’adaptation, les bactéries fabriquent les molécules nécessaires à leur reproduction. Puis elles entrent en phase de croissance, pendant laquelle elles se divisent ; leur nombre double alors régulièrement. Lorsque les bactéries ont consommé la majorité des nutriments du milieu de culture, elles ne peuvent plus se reproduire : on dit alors que la culture est à saturation.
Lorsque plusieurs cultures sont mises en place simultanément et dans les mêmes conditions, on parle de « cultures parallèles ».

Cytométrie en flux [Biologie] : technique permettant d’analyser quantitativement des populations de cellules. Celles-ci sont distinguées en fonction des protéines qu’elles portent en surface. La présence de ces protéines est détectée grâce à des anticorps qui leurs sont spécifiques et qui portent une molécule fluorescente. La cytométrie en flux permet aussi d’analyser la composition interne de cellules, à l’aide d’un protocole de perméabilisation de la membrane cellulaire. Pour plus d’informations, nous vous conseillons cet article.

E

Électroencéphalographie (EEG) [Biologie, Neurosciences] : technique permettant d’enregistrer l’activité électrique cérébrale grâce à des électrodes d’enregistrement posées à la surface du scalp (= du crâne). L’EEG permet une très bonne résolution temporelle mais une moins bonne résolution spatiale que d’autres techniques comme l’IRM.

G

Génétique inverse : approche utilisée afin de comprendre le rôle d’un ou de plusieurs gènes. Par opposition avec la génétique classique, la génétique inverse consiste, à partir de la mutation d’un gène donné, à rechercher les différences observées par rapport à un organisme non muté. L’objectif est alors d’inférer le rôle du gène à partir des différences observées sur l’organisme étudié.

GFP [Biologie] : pour Green Fluorescent Protein. Protéine fluorescente isolée chez la méduse Aequorea victoria. Elle est très largement utilisée dans le domaine de la recherche pour localiser des protéines d’intérêt. Par exemple, la GFP peut être fusionnée à une protéine, dont on peut alors repérer la localisation par microscopie à fluorescence. Pour cela, le gène de la GFP est intégré à côté du gène de la protéine d’intérêt. Lorsque ce gène va s’exprimer, la GFP sera exprimée au même moment et au même endroit.

I

Imagerie par résonance magnétique (IRM) [Biologie, Neurosciences] : technique d’imagerie permettant d’obtenir des coupes (images très fines) de différents organes comme le cerveau, en les exposant à un fort champ magnétique. Ce champ magnétique perturbe les atomes d’hydrogène, qui constituent la matière, qui retournent alors à leur état de repos. Comme chaque tissu possède une densité en atomes d’hydrogène différente, on obtient une cartographie précise des différents tissus. Pour aller plus loin.

Immunofluorescence [Biologie] : technique qui utilise la liaison antigèneanticorps (= complexe immun) afin de permettre la détection de protéines (antigène) spécifiques. Pour cela, un anticorps est artificiellement couplé à une molécule fluorescente, puis mis en contact avec l’échantillon testé (cellule, tissu, etc.). La fluorescence est ensuite détectée par microscopie optique.

Interférence ARN [Biologie] : méthode consistant à délivrer un acide ribonucléique (ARN) dit interférent dans une cellule d’intérêt. Cet ARN interférent interagit par complémentarité avec un ARN messager cible dans la cellule, ce qui conduit à sa dégradation et donc à la diminution de sa traduction en protéine.

M

Microscopie confocale [Biologie] : type de microscopie optique qui permet d’obtenir des images très précises de tranches, d’environ 400 nm, d’un échantillon. Plus d’informations.

Microscopie électronique [Biologie, Chimie] : type de microscopie pour laquelle la résolution est plus importante qu’en microscopie optique (0,5-20 nanomètres contre 200 nanomètres, respectivement). En effet, les échantillons ne sont pas soumis à des photons mais à des électrons, dont la longueur d’onde est plus courte. Elle peut être à transmission (pour visualiser la structure interne d’un échantillon très fin) ou à balayage (pour visualiser le relief de l’échantillon). Plus d’informations ici.

P

PCR (Polymerase Chain Reaction pour Polymérase en chaîne) [Biologie] : méthode de biologie moléculaire permettant de copier une séquence d’ADN prédéterminée en très grand nombre. Elle est utilisée pour diverses applications en biologie, notamment car elle permet de détecter la présence d’un agent pathogène ou d’une mutation chez un patient. Certaines variantes de cette technique, regroupées sous le terme de PCR quantitative, permettent même d’estimer la quantité de matériel génétique présent dans un échantillon, et donc d’estimer l’intensité d’expression d’un gène ou encore la quantité d’un organisme dans un échantillon. Pour estimer l’intensité d’expression d’un gène, il faut quantifier la quantité de l’ARN messager et non de l’ADN. On procède pour cela à une adaptation de la technique, appelée RT-PCR, pour Reverse Transcription PCR. Il s’agit de réaliser une transcription inverse, de l’ARN vers l’ADN, avant de poursuivre la technique par la quantification de l’ADN.

Polariseur [Physique] : système optique transforment de la lumière non polarisé en lumière partiellement ou totalement polarisé. Il existe différents types de polariseurs en fonction de la polarisation souhaitée (voir ici pour plus d’information). Le polariseur le plus simple est un morceau de ruban adhésif qui polarise (mal) la lumière, de manière rectiligne.

T

Tomographie par Émission de Positrons (TEP) [Biologie] : examen d’imagerie qui repose sur l’injection dans le sang d’un composé faiblement radioactif et non dangereux. Il permet de mesurer la manière dont ce composé est métabolisé (= utilisé) par l’organisme. En neurosciences, la TEP est utilisée pour étudier l’anatomie du cerveau, l’activation des réseaux neuronaux et la mise en jeu des neurotransmetteurs.

U

Ultracentrifugation [Biologie, Chimie] : centrifugation caractérisée par une vitesse de rotation pouvant aller jusqu’à 150 000 tours par minute (rpm), soit une accélération comparable à 1 000 000 000 g (accélération gravitationnelle terrestre). Elle permet de séparer des molécules plus petites que la centrifugation classique.