Publications historiques

Vieux dessin montrant la structure d'un microscope.

L’histoire des sciences est jalonnée de découvertes dont les publications ont, au fil des ans, fait progresser les disciplines.

Avec le temps et les recherches successives, qu’elles aient été confirmées ou infirmées, celles que nous vous présentons ici ont marqué un tournant dans l’évolution des connaissances et des pensées.

Une précision tout de même : le système de publication actuel, avec une révision par les pairs formelle, est récent. Il date du milieu du XXe siècle. Aussi, les travaux originaux mis en avant sur cette page auront, pour certains, suivi des processus éditoriaux différents des publications d’aujourd’hui.


À la recherche des faibles bruits de l’Univers

Le tout premier détecteur d’ondes gravitationnelles, une antenne à barre résonante, a été mis en œuvre en 1960. Ce dispositif ingénieux inventé par Joseph Weber a l’inconvénient de n’être sensible qu’à des fréquences de vibrations fixées. En 1962, deux physiciens soviétiques, Mikhail Gertsenshtein et Vladislav Pustovoit, font une étude de la sensibilité de ce détecteur et proposent pour la première fois l’utilisation d’un outil révolutionnaire. Cette technologie est encore utilisée par tous les détecteurs qui observent des ondes gravitationnelles.

Sur un fond bleu, un profil droit de tête humaine est dessiné et rempli en noir. Dans la partie correspondant au cerveau, il y 4 pièces de puzzle en blanc. Sur le fond bleu, ces 4 mêmes pièces sont présentes, cette fois en noir. Cela donne l’impression que les pièces ont été découpées depuis le cerveau et dispersées sur l’arrière-plan bleu.

Le patient H.M., un cas d’amnésie inoubliable

En 1953, le patient H.M. est opéré par le chirurgien William Beecher Scoville en raison de violentes crises d’épilepsie qui le handicapent au quotidien. Au cours de cette opération, une structure cérébrale, l’hippocampe, est lésée. Peu de temps après l’opération, l’équipe médicale observe chez ce patient une perte de mémoire massive. Le patient H.M. est ainsi devenu un cas d’école dans l’étude du lien entre l’hippocampe et les fonctions mnésiques.

Un modèle préliminaire… depuis 40 ans

En sciences, alors que certains modèles deviennent obsolètes dès leur publication ou presque, d’autres semblent éternels. Le modèle PREM, pour modèle préliminaire de référence de la Terre, fait partie de la seconde catégorie. Ce modèle, pensé pour être préliminaire, fait pourtant figure de référence depuis 40 ans, à tel point qu’aucun autre modèle n’ose plus se prétendre être « de référence ».

New Tree of Life : comment les données moléculaires ont bouleversé la construction de l’arbre du vivant

L’histoire du vivant n’est pas linéaire mais buissonnante, foisonnante et faite d’un nombre incalculable d’essais et d’erreurs. Alors, quand il s’agit de classer les êtres vivants, la tâche s’avère compliquée. Pourtant, de nombreux scientifiques s’y sont risqués au cours des siècles, avec plus ou moins de réussite selon les connaissances dont ceux-ci disposaient. L’avènement des techniques de la biologie moléculaire et de la génétique ont considérablement modifié notre vision du vivant et en particulier sa classification. C’est dans ce contexte qu’en 1990 Carl Woese, Otto Kandler et Mark Wheelis proposèrent de la redéfinir.

Des robots aux gants de velours ─ Une introduction au contrôle en impédance

Bien souvent, les robots effectuent des tâches simples et répétitives dans des environnements contrôlés. Mais que se passe-t-il quand ils doivent évoluer avec un environnement complexe et délicat, que ce soit pour manipuler des fruits ou interagir avec un humain ? Comment ces constructions d’acier peuvent-elles agir avec délicatesse alors que tout semble s’y opposer ? C’est une technique appelée « commande en impédance » qui vient à la rescousse, donnant à nos amis les robots leurs gants de velours !

La découverte de l’ARN messager ou comment bien formuler le titre d’un article scientifique

Dans les années 50 et 60, un vent de renouveau commence doucement à souffler sur la société engoncée de l’après-guerre. La brise, d’abord légère, deviendra ouragan et emportera tout sur son passage. Dans la littérature et les arts, la génération Beat pose les bases de ce qui deviendra la contre-culture. Au même moment, la biologie moléculaire vit son âge d’or. Au milieu de cette extraordinaire émulation, des chercheurs unissent leurs efforts pour repousser les limites de la connaissance et posent les fondations, toujours solides, d’une nouvelle discipline. En 1961, une publication fait date par l’importance du résultat et la beauté de la démarche expérimentale. Sydney Brenner, François Jacob et Matthew Meselson vont démontrer l’existence d’une molécule indispensable à l’expression génétique, l’ARN messager.

Une méthode pour fournir des chiffres précis à partir d’un sondage : le calage sur marges

Quand on réalise un sondage, on interroge un petit échantillon de la population pour apprendre des choses sur une grande population. Si la théorie mathématique garantit de ne pas faire d’erreur en moyenne, elle ne permet pas de trouver la valeur exacte mais de la situer dans un intervalle de valeurs plausibles. L’article présenté ici propose des méthodes pour diminuer la taille de l’intervalle et ainsi améliorer la qualité des estimations, en « calant » l’échantillon sur des totaux connus.