Biologie

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Thérapie contre les allergies alimentaires : un cocktail de bactéries rétablit l’équilibre dans la Force

Notre organisme contient au moins autant de bactéries que de cellules humaines. Alors que l’on commence à peine à entrevoir l’étendue de l’influence du microbiote sur notre santé, son potentiel thérapeutique semble déjà immense. Dans un contexte foisonnant d’explorations de ces propriétés à visée médicale, la publication d’Azza Abdel-Gadir et ses collègues parue en 2019 présente un cocktail de bactéries permettant de protéger des souris d’une allergie alimentaire grave. Comment ? En empêchant une population cellulaire qui prône la tolérance immunitaire de se détourner vers le côté obscur de la Force.

La découverte de l’ARN messager ou comment bien formuler le titre d’un article scientifique.

Dans les années 50 et 60, un vent de renouveau commence doucement à souffler sur la société engoncée de l’après-guerre. La brise, d’abord légère, deviendra ouragan et emportera tout sur son passage. Dans la littérature et les arts, la génération Beat pose les bases de ce qui deviendra la contre-culture. Au même moment, la biologie moléculaire vit son âge d’or. Au milieu de cette extraordinaire émulation, des chercheurs unissent leurs efforts pour repousser les limites de la connaissance et posent les fondations, toujours solides, d’une nouvelle discipline. En 1961, une publication fait date par l’importance du résultat et la beauté de la démarche expérimentale. Sydney Brenner, François Jacob et Matthew Meselson vont démontrer l’existence d’une molécule indispensable à l’expression génétique, l’ARN messager.

Le confinement 2.0 : comment la localisation de certaines molécules impacte la capacité des cellules à communiquer

Le calcium, c’est bon pour les os mais aussi pour nos cellules. En effet, il permet à ces dernières de communiquer. Thillaiappan et ses collègues utilisent des techniques à très haute résolution spatiale pour montrer que les molécules qui sont à l’origine des signaux calcium sont… confinées ! Rien à voir avec la pandémie : il semble qu’ici le confinement leur permet en fait de communiquer de manière plus efficace !

L’eau se dégaze ! En quête de la recette de la production de méthane aquatique

Si vous deviez citer les plus importantes sources de méthane, que répondriez-vous ? La première chose qui nous vient en tête est bien souvent les vaches. Mais saviez-vous que près de 40 % des émissions proviennent des lacs, marais et rivières ? La putréfaction des plantes dans ces milieux participe grandement à la production de ce puissant gaz à effet de serre. C’est d’ailleurs comme cela que le méthane a été découvert ! La production aquatique de méthane a de nombreux secrets à révéler, découvrez-en quelques-uns grâce à cet article.

Voyage aux origines des Eucaryotes

Vous vous êtes peut-être déjà demandé où et quand était apparue l’espèce humaine. Qui de l’œuf ou de la poule était venu en premier. Mais vous êtes-vous déjà demandé comment la première cellule complexe, c’est-à-dire avec un noyau, était apparue sur Terre ? La question de l’apparition des Eucaryotes n’est toujours pas résolue et fait débat parmi les scientifiques. Toutefois, une récente étude met en lumière un microorganisme et des processus encore mal compris jusqu’alors qui pourraient bien nous permettre d’y voir plus clair et de répondre enfin à cette question.

Vieillissement et perte de repères spatiaux : les cellules de grille mises en examen

À l’ère du smartphone et du GPS, nous avons tendance à prendre pour acquis nos capacités d’orientation dans l’espace. Que se passe-t-il cependant quand ces dernières nous font défaut ? Au cours du vieillissement sain, des déficits de navigation spatiale apparaissent et impactent de manière délétère l’autonomie et la mobilité des personnes âgées. Les bases neurobiologiques d’un tel déclin restent largement inexplorées. Une équipe de chercheurs a mis en lumière le rôle potentiel des cellules de grille : ces cellules du cortex entorhinal qui cartographient notre environnement pourraient être modifiées avec l’âge.

Les nématodes : des animaux si petits et si abondants sur terre

Les nématodes du sol sont des animaux microscopiques au rôle crucial dans la vie sur Terre. De par leurs grandes abondance et diversité, ils assurent le bon fonctionnement des sols. Néanmoins, leur répartition géographique reste méconnue. Des scientifiques ont entrepris l’exploration des sols terrestres en regroupant les résultats de près de 6 800 échantillons pour modéliser une carte des nématodes à l’échelle mondiale. Dans un article publié en 2019, ils ont ainsi pu estimer l’abondance et la répartition des groupes de nématodes dans tous les sols du globe ! Et devinez où l’on trouve le plus de nématodes sur terre ? La réponse pourrait vous surprendre…

Relation intime entre bactéries et champignons : l’avenir de la recherche de molécules utiles pour l’Humain

Dans leur article de 2009, Schroeck et son équipe se sont intéressés aux interactions entre des microorganismes, plus particulièrement entre une bactérie du genre Streptomyces et un champignon Aspergillus nidulans. Ils ont d’abord démontré que le mécanisme de l’interaction repose sur un contact étroit entre les deux organismes. Ensuite, ils ont observé que cette interaction conduit à l’activation de certains gènes et à la modification de leur expression ; menant à la production de nouvelles molécules antimicrobiennes.

Hallucinations, une perception biaisée ?

Les mécanismes à l’origine des hallucinations, symptôme de la schizophrénie, sont encore mal connus. Des chercheur·se·s de l’Université de Columbia ont évalué un modèle explicatif des hallucinations et ont exploré l’implication d’un neurotransmetteur, appelé la dopamine, dans ce modèle. Les chercheur·se·s ont établi un lien entre les hallucinations auditives, la perception et une altération de la transmission de la dopamine dans une structure cérébrale connue pour son dysfonctionnement dans la schizophrénie : le striatum.

Comment les bactéries contournent-elles les défenses des plantes ?

Dans une publication de 2010, une équipe de chercheurs de l’Université du Nebraska a montré qu’une protéine de la bactérie Pseudomonas syringae bloque la mise en place des défenses de la plante. Les auteurs ont démontré que cette protéine, injectée dans la plante par la bactérie, est localisée dans les mitochondries, sortes de centrales énergétiques des cellules eucaryotes aussi impliquées dans la défense cellulaire. À l’image de la course aux armements lors de la guerre froide, la coévolution des bactéries pathogènes et des plantes leur a permis d’obtenir un véritable arsenal biologique, pouvant faire basculer le cours de chaque bataille.