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Voyage immobile au centre de la Terre : à la découverte du noyau de fer liquide

Nous savons qu’il y a, au centre de la Terre, une coquille sphérique de fer liquide autour de la graine de fer solide. Cette partie liquide du noyau de la Terre est capitale pour nous, car c’est là qu’est généré le champ magnétique terrestre. Il est donc tout naturel de vouloir en apprendre plus sur sa composition et ses propriétés physiques. Mais peut-on vraiment explorer le centre de la Terre sans avoir (ou presque) à bouger de son laboratoire ? La réponse est oui. Cet article vous montrera comment les auteurs ont reproduit en laboratoire les conditions extrêmes proches de celles régnant au sommet du noyau terrestre.

Les albatros, nos meilleurs alliés contre la pêche illégale

Au tournant de la 6e extinction de masse, la conservation de la biodiversité est aujourd’hui devenue un enjeu majeur. À ce titre, l’implémentation de mesures de conservation des écosystèmes menacés est vitale. Néanmoins, l’acquisition d’informations nécessaires à ces mesures peut être difficile. Les océans par exemple, de par leur taille immense, sont des zones difficiles à surveiller avec des moyens humains et sont pourtant très vulnérables à différents maux, dont la pêche illégale. Et si, dans cette vaste entreprise, nos meilleurs alliés étaient les animaux qui peuplent ces environnements en danger ?

Des robots aux gants de velours ─ Une introduction au contrôle en impédance

Bien souvent, les robots effectuent des tâches simples et répétitives dans des environnements contrôlés. Mais que se passe-t-il quand ils doivent évoluer avec un environnement complexe et délicat, que ce soit pour manipuler des fruits ou interagir avec un humain ? Comment ces constructions d’acier peuvent-elles agir avec délicatesse alors que tout semble s’y opposer ? C’est une technique appelée « commande en impédance » qui vient à la rescousse, donnant à nos amis les robots leurs gants de velours !

Anticiper les mouvements pour éviter de vivre dans le passé

Le monde autour de nous est en mouvement permanent. Nos yeux transmettent des informations à notre cerveau, nous permettant de voir ce monde. Mais cette transmission se fait avec un certain délai. Nous devrions donc vivre dans le passé et en particulier voir les objets en mouvement à la position qu’ils occupaient un instant auparavant, en étant incapable de les attraper ou les éviter. Mais les auteurs de cet article scientifique ont montré que dans la rétine, la région de l’œil qui capte la lumière, un système particulier permet d’anticiper le mouvement des objets. Œil, cerveau, neurones… tout cela peut paraître compliqué. C’est pourquoi ce sera expliqué avec une histoire de reine et de châteaux.

Questionner les méthodologies pour mieux comprendre le concept : le cas de l’impulsivité

En 2006, Reynolds et ses collaborateurs ont exploré les méthodologies d’étude de l’impulsivité utilisées dans de nombreuses disciplines en sciences cognitives. Les chercheurs ont analysé de multiples indices comportementaux et scores de personnalité collectés auprès d’adultes sains afin de dresser un profil du concept d’impulsivité. Leurs résultats montrent que l’impulsivité, que l’on croit si bien connaître, est néanmoins un concept complexe et multidimensionnel. En démontrant des différences entre plusieurs méthodes d’évaluation de l’impulsivité, Reynolds et ses collaborateurs ont enclenché un questionnement théorique sur le concept lui-même, pourtant central en psychologie.

Première détection d’ondes gravitationnelles et de rayons gamma provenant d’une fusion de deux étoiles à neutrons

L’astronomie s’est développée en observant la lumière venue des astres. Depuis 2015, les astrophysiciens ont reçu la preuve qu’il est possible de collecter des informations grâce aux ondes gravitationnelles qui font vibrer de manière infime l’espace. Le 17 août 2017, une explosion cosmique a été détectée simultanément grâce à ces ondes gravitationnelles et à de la lumière. Cette première double détection a permis de répondre à des questions jusqu’à présent ouvertes et notamment de prouver que les ondes gravitationnelles voyagent à la même vitesse que la lumière.

Plongée dans la matrice à la découverte des sources des mutations génétiques des cancers

Les substances cancérigènes attaquent l’ADN de nos cellules. En perturbant leur bon fonctionnement, elles entraînent la formation de cancers. Mais les mécanismes de formation de ces mutations restent mal compris. En analysant des données de séquençage d’ADN tumoral à l’aide de méthodes statistiques développées pour l’analyse d’images, des scientifiques ont pu décomposer les différentes sources de mutations à l’œuvre dans les cancers, une étape indispensable à la compréhension des causes des mutations, et donc, des cancers.

Thérapie contre les allergies alimentaires : un cocktail de bactéries rétablit l’équilibre dans la Force

Notre organisme contient au moins autant de bactéries que de cellules humaines. Alors que l’on commence à peine à entrevoir l’étendue de l’influence du microbiote sur notre santé, son potentiel thérapeutique semble déjà immense. Dans un contexte foisonnant d’explorations de ces propriétés à visée médicale, la publication d’Azza Abdel-Gadir et ses collègues parue en 2019 présente un cocktail de bactéries permettant de protéger des souris d’une allergie alimentaire grave. Comment ? En empêchant une population cellulaire qui prône la tolérance immunitaire de se détourner vers le côté obscur de la Force.

Premiers indices de la formation de planètes autour d’une étoile dévoilés par ALMA

Depuis les années 90, les astronomes ont découvert plus de 4 700 planètes en dehors du Système Solaire. Comment toutes ces planètes se forment-elles ? Pour comprendre leurs conditions de formation, les astronomes de la collaboration internationale ALMA ont obtenu une image du disque de poussière entourant la jeune étoile en formation HL Tauri. Ils y ont découvert une surprenante succession d’anneaux sombres et lumineux. Les anneaux sombres indiqueraient la présence de planètes géantes en formation : ce sont les premiers indices de la formation de planètes dans un disque.

La découverte de l’ARN messager ou comment bien formuler le titre d’un article scientifique.

Dans les années 50 et 60, un vent de renouveau commence doucement à souffler sur la société engoncée de l’après-guerre. La brise, d’abord légère, deviendra ouragan et emportera tout sur son passage. Dans la littérature et les arts, la génération Beat pose les bases de ce qui deviendra la contre-culture. Au même moment, la biologie moléculaire vit son âge d’or. Au milieu de cette extraordinaire émulation, des chercheurs unissent leurs efforts pour repousser les limites de la connaissance et posent les fondations, toujours solides, d’une nouvelle discipline. En 1961, une publication fait date par l’importance du résultat et la beauté de la démarche expérimentale. Sydney Brenner, François Jacob et Matthew Meselson vont démontrer l’existence d’une molécule indispensable à l’expression génétique, l’ARN messager.