Les albatros, nos meilleurs alliés contre la pêche illégale

Curiosité

Écriture : Benjamin Dupuis
Relecture scientifique : Françoise Amélineau et Manon Clairbaux
Relecture de forme : Hervé Rabillé et Eléonore Pérès

Temps de lecture : environ 12 minutes.
Thématiques : Écologie (Biologie)

Publication originale : Weimerskirch H., et al., Ocean sentinel albatrosses locate illegal vessels and provide the first estimate of the extent of non declared fishing. Proceedings of the National Academy of Sciences, 2020. DOI : 10.1073/pnas.1915499117

Des notions pour approfondir à la fin de l’article

Au tournant de la 6e extinction de masse, la conservation de la biodiversité est aujourd’hui devenue un enjeu majeur. À ce titre, l’implémentation de mesures de conservation des écosystèmes menacés est vitale. Néanmoins, l’acquisition d’informations nécessaires à ces mesures peut être difficile. Les océans par exemple, de par leur taille immense, sont des zones difficiles à surveiller avec des moyens humains et sont pourtant très vulnérables à différents maux, dont la pêche illégale. Et si, dans cette vaste entreprise, nos meilleurs alliés étaient les animaux qui peuplent ces environnements en danger ?

La surpêche : une menace écologique majeure difficilement contrôlable

On désigne par anthropocène la période de l’histoire terrestre marquée par l’activité extensive de l’espèce humaine [*]. C’est celle dans laquelle nous vivons actuellement et qui se caractérise par un fait singulier : pour la première fois de l’histoire, les actions d’une seule espèce, l’être humain, ont des conséquences à l’échelle globale sur notre planète [1]. Parmi elles, les changements climatiques sont une des plus ancrées dans les esprits. Les conséquences des actions humaines ne se limitent cependant pas à ces derniers et d’autres répercussions, telles que la surpêche, sont moins médiatisées.

Le développement de la pêche à une échelle industrielle durant la seconde moitié du XXe siècle s’est traduite par une intensification de l’exploitation des zones traditionnelles de pêche, et par une extension vers de nouvelles zones jusque là peu voire pas exploitées [2] (Figure 1). Cette tendance a entraîné une réduction du nombre de poissons dans nos océans et amène à pêcher des poissons de plus en plus petits, mettant en péril le renouvellement des populations pêchées et modifiant la structure de la chaîne alimentaire [2]. À cela s’ajoutent les dégâts collatéraux liés à la pêche comme la capture de prises accessoires. Sous ce terme, on regroupe l’ensemble des espèces que les bateaux pêchent sans les cibler directement mais risquant de les tuer, que ce soient des poissons, des mammifères ou des oiseaux marins, parfois déjà menacés [2]. L’ensemble des conséquences de la surpêche nécessite la prise d’actions urgentes pour réduire les pressions exercées sur les écosystèmes marins.

Figure 1. Carte des principales zones de pêche mondiale, réalisée à partir des données libres de GFW pour l’année 2016. Le rectangle représente la zone d’étude couverte dans ce papier. L’échelle présentée correspond à l’abondance relative de bateaux de pêche dans les différents océans, avec une abondance relative minimale à 0 et maximale à 1.

Une des causes de la surexploitation des écosystèmes marins est l’importance de la pêche non déclarée, qui tire donc profit des océans en dehors des quotas et réglementations imposés. Vous vous demanderez alors certainement pourquoi cette pratique n’est pas davantage contrôlée ? En réalité, la solution n’est pas simple. En effet, nous faisons face à deux problèmes entravant le contrôle de la pêche illégale. 

La superficie immense des zones concernées limite fortement notre capacité à les surveiller. À titre d’exemple, la superficie de l’Océan Indien équivaut à la superficie cumulée de l’Afrique et de l’Asie (75 millions de km²). Une partie correspond aux zones économiques exclusives (ZEE) des différents pays, un espace maritime autour des côtes d’un pays sur lequel le pays a un droit exclusif d’exploitation des ressources et de leur gestion (avec des quotas, par exemple). Mais la majorité sont des eaux internationales où les législations sont plus difficilement applicables.

Deuxièmement, le moyen principal pour localiser les activités de pêche repose sur des déclarations volontaires des bateaux de pêche, ou sur un système de balise, nommée AIS [**], permettant d’identifier un bateau et de connaître sa position en temps réel (une carte d’identité couplée à un GPS [***], en somme). Aujourd’hui, les informations collectées sont ensuite accessibles sur des bases de données consultables à tout moment (par exemple ici). Cependant, ces balises peuvent simplement être éteintes par l’équipage, ce qui, vous vous en doutez, est le cas pour les pêcheries illégales. Ces informations sont complétées par des patrouilles ou encore de l’imagerie satellite, mais il reste relativement facile pour les bateaux de pêcher illégalement sans être vus.

Partant de ce constat, les auteurs de cette publication ont cherché à développer une méthode contournant ces limites afin de détecter et signaler, en temps réel et avec précision, les bateaux pratiquant une pêche illégale.

Le suivi d’animaux au service de la conservation

Pour comprendre la stratégie utilisée par les auteurs, il nous faut faire un détour par la fin des années 90. À cette période commence à se développer un ensemble de technologies regroupées sous le nom de biotélémétrie. Ce terme désigne l’ensemble des outils permettant le suivi à distance d’animaux sauvages dans leur environnement naturel. Les informations récoltées varient en fonction des capteurs utilisés et peuvent aller de « simples » relevés de positions (par exemple par GPS ou balises Argos [****]), à des informations plus complexes telles que la position et le mouvement de l’individu dans un espace en trois dimensions (accélérométrie), ou encore la profondeur des plongées (avec des enregistreurs de pression). 

Ces technologies ont été énormément utilisées par la communauté scientifique ces dernières années dans une optique de conservation. Par exemple, il est possible d’utiliser les données de positions des prédateurs marins de l’Océan Austral (principalement des oiseaux et mammifères marins) pour connaître les zones dans lesquelles ils se nourrissent. En combinant différentes espèces, on peut alors localiser les zones riches en biodiversité, qui sont des endroits clefs pour la stabilité des écosystèmes et qui doivent donc être protégées en priorité [3].

Dans la plupart des cas, il est nécessaire de récupérer le capteur posé sur l’animal afin d’accéder aux informations enregistrées. Cependant, pour détecter et empêcher la pêche illégale, les scientifiques et les organismes de contrôle des pêches doivent accéder aux données en temps réel. Dans cette étude, les auteurs ont donc utilisé un nouveau type de balise, qui regroupe en trois capteurs :

  • un GPS, enregistrant la position de l’oiseau toutes les deux minutes ;
  • un détecteur d’onde radar, permettant la détection de bateaux toutes les cinq minutes, même ceux éteignant leurs balises AIS. En effet, tous les bateaux ont besoin d’utiliser un système radar, pour éviter les collisions par exemple. C’est la première fois que ce type de détecteur est utilisé dans un capteur posé sur un animal ;
  • une antenne Argos, un système permettant de récupérer les données du capteur en temps réel via un satellite.

Pour vous faire une idée, un capteur de ce type pèse seulement 65 g et mesure quelques centimètres (Figure 2).

Figure 2. Une des balises utilisée lors de l’étude. Crédit : tirée et traduite de la publication originale, usage pédagogique.

Petite carte d’identité des sentinelles

La technologie présentée, il nous reste à trouver les patrouilleurs à même de porter ces balises. Ici, il s’agit de deux espèces d’albatros, qui font partie des plus grands oiseaux marins, et dont l’envergure peut atteindre 3,70 m : l’albatros hurleur (Diomeda exulans, Figure 3) et l’albatros d’Amsterdam (Diomeda amsterdamensis). Ces espèces se reproduisent à terre en colonies et les adultes effectuent de longs voyages en mer pour chercher de la nourriture. Elles sont présentes dans l’Océan Austral et, comme la plupart des autres espèces d’albatros, sont menacées. Dans notre cas, l’intérêt d’étudier ce groupe d’oiseaux est qu’il existe de nombreuses recherches montrant leur forte attraction pour les bateaux de pêche, qui leur donnent un accès facile à de la nourriture mais augmentant aussi leur mortalité (par les prises accessoires évoquées plus tôt). En particulier, ils sont attirés par les palangriers, des bateaux utilisant une longue ligne de pêche de plusieurs kilomètres, à partir de laquelle dérivent des centaines d’hameçons dans lesquels ils se prennent en essayant de manger les appâts. Étudier ces espèces présente donc également l’intérêt d’en apprendre davantage sur leur statut de conservation.

Figure 3. Albatros hurleurs (Diomeda exulans), îles Kerguelen. Crédit : StormPetrel1/flickr/CC BY-NC 2.0.

Au total, 169 de ces albatros ont été suivis entre décembre 2018 et juin 2019. Tous proviennent de colonies des îles Crozet, Kerguelen et Amsterdam, des îles de l’Océan Austral faisant partie des Terres Australes et Antarctiques Françaises (Figure 4). 

Figure 4. Zone de l’Océan Austral étudiée. La ligne bleue la plus externe représente la zone regroupant 90 % des positions d’albatros obtenues. La seconde ligne bleue, interne, représente la zone regroupant 50 % de ces positions. Les points représentent les détections d’ondes radar de bateaux avec un signal AIS associé (vert) ou non (rouge). Les lignes jaunes représentent les limites des différentes ZEE. Traductions : Afrique du Sud (South Africa), Antarctique (Antarctica), Australie (Australia), Nouvelle-Zélande (New Zealand). Crédit : tirée de la publication originale, usage pédagogique. 

Des patrouilleurs très efficaces

Nous l’évoquions en introduction, la première difficulté rencontrée pour réguler la pêche est l’immensité des océans. Durant la période de l’étude, les oiseaux suivis par les auteurs ont quadrillé une surface de plus de 47 millions de km², soit une zone un peu plus grande que l’Asie. Sur toute cette zone, un total de 353 interactions entre bateaux de pêche et albatros ont été enregistrées et communiquées en temps réel aux autorités françaises en charge de la surveillance de la pêches dans les ZEE françaises (Figure 4).

Avec cette large zone couverte, le second objectif de cette étude était de quantifier la proportion de pêche non déclarée. Pour ce faire, à chaque fois qu’une onde radar provenant d’un bateau était détectée par les capteurs des oiseaux, les auteurs cherchaient au sein des bases de données de surveillance la présence d’une balise AIS dans un rayon de 30 km. L’occurrence d’onde radar et d’une balise AIS indique un bateau en règle, alors que l’absence de balise AIS détectée désigne, a priori, un bateau agissant illégalement. Grâce aux balises AIS et aux informations propres à chaque bateau qu’elles transmettent, les auteurs de l’étude peuvent aussi connaître le type de bateau rencontré. Par exemple, dans les eaux internationales, les détections radar de courte durée correspondent à des rencontres de transports de marchandises, tous avec leur AIS fonctionnel. Au contraire, les détections radar de plusieurs heures correspondent pour moitié à des rencontres avec des bateaux de pêche (spécifiquement des palangriers). Cette différence de durée de rencontre est due au fait que lorsqu’ils croisent la route de bateaux de pêche, les albatros profitent de l’occasion pour se nourrir, restant ainsi plus longtemps dans le sillage du bateau. Dans la moitié des cas, ces bateaux de pêche émettent un signal AIS fonctionnel, tandis que dans l’autre moitié des cas, aucune balise AIS n’est active. Sur l’ensemble des détections radar, 28,2 % ne sont pas associés à une balise AIS et correspondent donc certainement à de la pêche non déclarée. Cette proportion varie aussi selon les zones. Dans les eaux internationales, elle monte à 36,9 % des détections (contre 25,8 % en moyenne dans les ZEE). De plus, 83,3 % des détections radar associées à un signal AIS correspondent à des bateaux de pêche, montrant ainsi que ces oiseaux sont de bons indicateurs de leurs localisations.

Sur la totalité des oiseaux étudiés, 90 % se sont trouvés à moins de 100 km d’un bateau. Dans ce cas, 19,9 % se sont rapprochés à moins de 30 km et 6,3 % à moins de 5 km, ce qui souligne l’attraction exercée par les bateaux sur les albatros. De plus, lorsqu’il se trouve dans la zone d’un bateau, la probabilité que l’albatros s’en approche à moins de 5 km est plus forte s’il s’agit d’un bateau de pêche (pour les albatros hurleurs, cette proportion passe de 10,9 % à 40,9 %), validant bien l’hypothèse que c’est l’activité de pêche et non les bateaux eux-mêmes qui attirent les oiseaux.

La mise en pratique des mesures de conservation

Finalement, les auteurs proposent dans cette publication une méthode prometteuse de suivi des activités de pêche qui combine des avancées technologiques récentes avec les capacités d’animaux sauvages (en l’occurrence, dans le cas présent, la couverture de plusieurs dizaines de millions de km² en quelques mois). Les informations sur la pêche sont vitales à la prise de mesure de conservation de la biodiversité marine, particulièrement dans les eaux internationales qui sont difficiles à surveiller. Dans une optique d’amélioration de cette surveillance, le système mis en place par les auteurs permet aussi une détection en temps réel des activités illégales. C’est un formidable outil pour les organismes de contrôle qui peuvent utiliser ces informations pour agir de manière plus ciblée et rapide dans leurs activités de contrôle des bateaux en infraction. Cette méthode permet également d’en apprendre davantage sur le comportement de ces oiseaux marins à proximité des bateaux de pêche.

En identifiant les types de bateaux de pêche les plus souvent rencontrés par les albatros (c’est-à-dire ceux qui les attirent le plus), il est possible d’appliquer plus finement les mesures de conservation à adopter. Par exemple, les albatros suivis durant cette étude ont rencontré majoritairement des palangriers pêchant du thon. Or, on sait que les navires effectuant ce type de pêche n’utilisent que très peu les méthodes disponibles pour réduire la mortalité des oiseaux marins autour des bateaux (prise dans les lignes, collisions avec des câbles, etc.) [4]. 

Concernant la conservation des stocks de poissons, les données obtenues sur la pêche non déclarée permettent de fournir une estimation plus quantitative des prélèvements. Dans une optique d’implémentation de mesures de conservation, une étape importante est d’identifier les responsables. Ici, la plupart des bateaux de pêche non déclarés se trouvaient au milieu de flottes plus larges dans lesquelles les autres bateaux de pêche avaient leurs balises AIS allumées.

Dans un contexte où la surveillance par satellite se révèle incomplète, très coûteuse et difficile à consulter en temps réel, et où les patrouilles humaines (par bateau ou par avion) ne peuvent pas couvrir la totalité de la zone, le suivi d’oiseaux marins se révèle être une solution très adaptée, efficace et moins coûteuse. De manière générale, le suivi d’animaux sauvages offre une perspective double en termes de conservation. En amont de la prise de mesures, il permet d’accéder à une immense quantité d’informations cruciales, jusqu’à maintenant inaccessibles. En aval, il peut aussi être utilisé comme un outil pour mettre en pratique ces mesures dans des situations où des agents humains seuls ne suffisent pas. À terme, les progrès réalisés dans la miniaturisation des capteurs de biotélémétrie permettront également d’équiper des oiseaux plus légers présents dans d’autres océans. En effet, avec le poids des capteurs actuels, seuls les fous de Bassan peuvent en être équipés en Atlantique Nord, par exemple.

Éléments pour approfondir

Mieux connaître les acteurs permet de cibler les mesures de conservation

En plus de suivre deux espèces d’albatros différentes, les auteurs de cette étude ont également pris en compte leur âge pour étudier son lien avec l’attraction vers les bateaux de pêche. Trois classes d’âges ont été considérées :

  • des juvéniles : ce sont de jeunes oiseaux qui quittent leur colonie pour la première fois pour rester en mer durant plusieurs années ;
  • des immatures : ce sont de jeunes adultes qui ne se sont encore jamais reproduits et qui reviennent à la colonie juste avant la période de reproduction pour chercher un(e) partenaire ;
  • des adultes : ce sont les individus qui ont tenté de se reproduire (avec ou sans succès).

Les auteurs notent que les zones fréquentées par les oiseaux varient en fonction de leur statut de reproduction. Les individus qui ne se reproduisent pas (juvéniles et certains adultes) passent plus de temps loin de leurs colonies, notamment dans les eaux internationales. Au contraire, les voyages des individus qui cherchent à se reproduire (immatures et adultes) sont plus courts et principalement effectués autour des colonies, au sein des ZEE. 

Leur propension à s’approcher de bateaux de pêche varie également fortement avec l’âge des individus, les adultes étant plus attirés par les bateaux. Cela peut s’expliquer par un apprentissage des oiseaux, qui avec le temps pourraient apprendre à associer bateaux de pêches et zones riches en nourriture.

La collecte de ce genre d’informations permet d’avoir un meilleur aperçu de l’interaction entre oiseaux marins et pêcheries (qui interagit avec qui, et où). Préciser cette image permet ensuite l’application de mesures de conservation « à la carte ». Pour reprendre l’exemple de l’étude présentée ici, on se rend compte que de nouvelles mesures dans les eaux internationales agiraient principalement sur des juvéniles. Protéger ces individus pour permettre leur survie jusqu’à la reproduction devient alors très important pour le maintien de la population générale.


[*] L’intégration de cette ère dans l’échelle stratigraphique internationale fait toutefois l’objet de débat dans la communauté scientifique.

[**] AIS signifie Automatic Identification System ou Système d’Identification Automatique en français. C’est un système de balise utilisé par les bateaux, permettant leur localisation et identification.

[***] GPS signifie Global Positioning System.

[****] Système Argos : système de mesure et de collecte de positions de balises par satellites permettant leur localisation partout sur Terre avec une précision de l’ordre de la centaine de mètres.


[1] Crutzen P. J. , « The “Anthropocene” », in Earth System Science in the Anthropocene, 2006. Éd. Springer, Heidelberg, Berlin. DOI : 10.1007/3-540-26590-2_3.

[2] Pauly D., Watson R. & Alder J., Global trends in world fisheries: impacts on marine ecosystems and food security. Philosophical Transactions of the Royal Society B Biological Sciences, 2005. DOI : 10.1098/rstb.2004.1574.

[3] Hindell M. A., et al., Tracking of marine predators to protect Southern Ocean ecosystems. Nature, 2020. DOI : 10.1038/s41586-020-2126-y.

[4] Tuck G.N., Polacheck T. & Bulman C. M., Spatio-temporal trends of longline fishing effort in the Southern Ocean and implications for seabird bycatch. Biological Conservation, 2003. DOI : 10.1016/S0006-3207(02)00378-6.


Une réflexion sur « Les albatros, nos meilleurs alliés contre la pêche illégale »

  1. Bravo pour cet article très bien écrit. Merci d’avoir analysé ces travaux de recherche pour nous fournir un article accessible et combien passionnant.
    J’espère que les efforts des scientifiques trouveront un appui politique pour qu’on passe de l’observation à l’action!

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