Neurosciences cognitives

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Vieillissement et perte de repères spatiaux : les cellules de grille mises en examen

À l’ère du smartphone et du GPS, nous avons tendance à prendre pour acquis nos capacités d’orientation dans l’espace. Que se passe-t-il cependant quand ces dernières nous font défaut ? Au cours du vieillissement sain, des déficits de navigation spatiale apparaissent et impactent de manière délétère l’autonomie et la mobilité des personnes âgées. Les bases neurobiologiques d’un tel déclin restent largement inexplorées. Une équipe de chercheurs a mis en lumière le rôle potentiel des cellules de grille : ces cellules du cortex entorhinal qui cartographient notre environnement pourraient être modifiées avec l’âge.

Je vois donc je suis, ou comment changer de corps en un clin d’œil

En 2007, Lenggenhager et ses collaborateurs ont présenté un nouveau paradigme expérimental pour manipuler et étudier la conscience de soi corporelle, c’est-à-dire le fait de se sentir dans un corps et de s’identifier à lui. Ce paradigme, appelé l’illusion du corps entier, consiste à manipuler la vision et le toucher de volontaires sains. Après avoir induit cette illusion, les chercheurs ont utilisé un questionnaire et une nouvelle mesure de la localisation du soi. Ces outils ont révélé que la conscience de soi corporelle est facilement modifiable. Lenggenhager et ses collaborateurs ont ainsi ouvert une nouvelle voie de recherche sur les bases multisensorielles de la conscience que nous avons de notre corps.

Hallucinations, une perception biaisée ?

Les mécanismes à l’origine des hallucinations, symptôme de la schizophrénie, sont encore mal connus. Des chercheur·se·s de l’Université de Columbia ont évalué un modèle explicatif des hallucinations et ont exploré l’implication d’un neurotransmetteur, appelé la dopamine, dans ce modèle. Les chercheur·se·s ont établi un lien entre les hallucinations auditives, la perception et une altération de la transmission de la dopamine dans une structure cérébrale connue pour son dysfonctionnement dans la schizophrénie : le striatum.

Sortir de son corps sans sortir de chez soi : de l’épilepsie à la découverte du fonctionnement cérébral

Certaines personnes peuvent brièvement sortir de leur corps et l’observer de l’extérieur. En étudiant des patients épileptiques, des médecins et chercheurs suisses ont proposé de nouvelles explications à ces phénomènes. D’après eux, le cerveau créerait la sensation de sortir de son corps lorsqu’il n’arrive pas à intégrer différentes informations sensorielles les unes avec les autres, notamment au niveau de la jonction entre le lobe temporal et le lobe pariétal du cerveau. Ainsi, observer le cerveau de patients neurologiques aide à mieux comprendre comment le cerveau fonctionne dans des conditions normales, et comment il crée la sensation d’être dans son corps.