Dual Version

Schéma sur fond dessiné en filigrane. En haut, une flèche part de « Prédisposition génétique » et rencontre sur son chemin « Facteur environnemental précoce » puis « Facteur environnemental tardif » pour aboutir à « Schizophrénie ». À côté de ce mot des petits pictogrammes colorés. En bas, la même flèche. À la place de « Prédisposition génétique » il y a « gène DISC1 », à la place de « Facteur environnemental tardif » : « Séparation maternelle » et à la place de « Facteur environnemental tardif » : « Kétamine ». La flèche aboutit sur « Modèle de schizophrénie ». Il y a les mêmes petits pictogrammes, qui sont ici tous de la même couleur.

Un modèle chez la souris pour mieux comprendre la schizophrénie

La schizophrénie est une maladie psychiatrique complexe dont les causes sont encore largement méconnues. Afin de développer de nouveaux médicaments, les scientifiques essayent de mimer cette maladie chez l’animal. Pour cela, ils combinent dans un modèle de rongeur des facteurs génétiques et/ou environnementaux (stress, administration de drogue) ressemblant aux facteurs connus pour augmenter le risque de schizophrénie chez l’humain. Ils cherchent ensuite à comprendre quel est l’impact de chaque facteur sur les symptômes comportementaux observés.

Photo sur fond noir d’une observation microscopique de bactéries, en gris, dans une gangue de filaments blancs très fins.

Les sédiments et les bactéries dormantes, ou comment réveiller des bactéries enfouies depuis plusieurs millions d’années

Si on vous dit qu’une équipe de recherche a réussi à faire revivre des organismes vivants il y a 100 millions d’années, vous imaginez probablement une bande de T-rex semant la panique en ville (merci Jurassic Park !). Exit les dinosaures, bonjour les bactéries. Ici nous allons expliquer comment une équipe de chercheurs japonais et américains a réussi à faire revivre et se multiplier, sur une période de 18 mois, des microorganismes vivants dans des sédiments marins datés d’il y a 101,5 millions d’années.

Photographie de panneau solaire en gros plan, sur laquelle est écrit le mot "dépassé" en majuscules.

Effet photovoltaïque : du nouveau sous le Soleil

La récupération d’énergie est un enjeu majeur du XXIe siècle, et nous avons tous croisé au moins une fois les fameux panneaux solaires bleus qui permettent de convertir la lumière du Soleil en électricité. Mais ces panneaux sont soumis à un destin tragique… En effet, ils n’atteignent même pas les 50 % d’efficacité ! C’est alors qu’un nouvel effet surprenant fait son apparition : l’effet photovoltaïque anormal, dont l’origine physique même s’affranchit de cette limitation.

Sur un fond bleu, un profil droit de tête humaine est dessiné et rempli en noir. Dans la partie correspondant au cerveau, il y 4 pièces de puzzle en blanc. Sur le fond bleu, ces 4 mêmes pièces sont présentes, cette fois en noir. Cela donne l’impression que les pièces ont été découpées depuis le cerveau et dispersées sur l’arrière-plan bleu.

Le patient H.M., un cas d’amnésie inoubliable

En 1953, le patient H.M. est opéré par le chirurgien William Beecher Scoville en raison de violentes crises d’épilepsie qui le handicapent au quotidien. Au cours de cette opération, une structure cérébrale, l’hippocampe, est lésée. Peu de temps après l’opération, l’équipe médicale observe chez ce patient une perte de mémoire massive. Le patient H.M. est ainsi devenu un cas d’école dans l’étude du lien entre l’hippocampe et les fonctions mnésiques.

Illustration représentant l'espace par un fond noir parsemé d'étoiles blanches. En bas à gauche, un berceau comporte deux ronds ronges stylisés avec des yeux et des tétines. Une flèche part de ce berceau et rejoint le coin en haut à droite de l'image. Un point d'interrogration est présent au-dessus de la flèche. Dans le coin en haut à droite, il y a deux ronds. Celui de gauche est bleue avec des nuages : il représente la Terre. Il a deux yeux, une bouche et des cheveux marrins. Il porte une robe bleue claire. Le rond de droite est blanc, il représente Vénus. Il a deux yeux et une bouche qui lui donnent un air renfrogné, des cheux noirs et une robe à carreaux rouges et verts.

Désert ou havre de vie, du destin des planètes telluriques

La Terre primitive d’il y a 4,5 milliards d’années nous eût très probablement semblé infernale. Recouverte d’un océan de magma et d’une atmosphère toxique, elle recelait pourtant déjà probablement l’eau de nos océans. Pourquoi et comment notre planète a-t-elle pu garder cette eau quand sa jumelle, Vénus, en est aujourd’hui quasi dépourvue ? La vitesse de cristallisation de leur manteau, dépendant de leur atmosphère et de leur distance au Soleil, pourrait apporter un élément d’explication.

Image du trou noir M87*. Sur un fond noir, il y a une auréole jaune-orangée brillante autour d’un centre noir. L’auréole est plus épaisse et brillante dans la partie basse de l’image.

Première image de l’ombre d’un trou noir révélée grâce à un grand réseau de télescope

La théorie de la relativité générale d’Einstein a prédit l’existence des trous noirs il y a un siècle. Pourtant, jusqu’à présent, il n’existait aucune observation directe permettant de confirmer cette théorie. C’est ainsi qu’une collaboration internationale de plus de 200 astronomes a relevé un grand défi technique et technologique en créant l’Observatoire de l’horizon des évènements : un réseau de télescopes répartis sur six sites dans le monde, afin d’obtenir la toute première image de l’ombre d’un trou noir.

Quand les traumatismes de votre enfance se gravent dans votre ADN : la clef de la dépression post-partum ?

Vous êtes enceinte et vous faites une dépression post-partum : cela aurait-il un lien avec votre enfance ? Dans cette étude, une équipe de recherche a émis l’hypothèse que des événements traumatisants de votre enfance se sont inscrits quelque part sur votre ADN… Alors, lorsque vient votre tour de devenir parents, ces marques sur vos gènes vous prédisposeraient à être victime d’une dépression post-partum ! Cet article nous montre les difficultés de la méthodologie scientifique et la complexité de répondre aux questions liant la psychologie à la biologie.

Naviguer quand on n’a jamais navigué : mieux comprendre le comportement en mer des manchots royaux grâce aux données satellites

Sans carte ni GPS, difficile de se repérer, surtout en territoire peu ou pas connu. Pourtant, beaucoup d’animaux sont capables de se déplacer et de se repérer sur des distances impressionnantes. L’exemple le plus parlant est celui des oiseaux migrateurs qui sont capables de rejoindre leur site d’hivernage depuis leur site de reproduction, parfois éloignés de plusieurs milliers de kilomètres, et ce, année après année. D’autres animaux parcourent de longues distances entre leurs sites de reproduction et de nourrissage et sont également capables de retrouver leur chemin malgré la distance. C’est le cas des manchots royaux. Mais comment ces animaux arrivent-ils à se repérer ?

Voyage immobile au centre de la Terre : à la découverte du noyau de fer liquide

Nous savons qu’il y a, au centre de la Terre, une coquille sphérique de fer liquide autour de la graine de fer solide. Cette partie liquide du noyau de la Terre est capitale pour nous, car c’est là qu’est généré le champ magnétique terrestre. Il est donc tout naturel de vouloir en apprendre plus sur sa composition et ses propriétés physiques. Mais peut-on vraiment explorer le centre de la Terre sans avoir (ou presque) à bouger de son laboratoire ? La réponse est oui. Cet article vous montrera comment les auteurs ont reproduit en laboratoire les conditions extrêmes proches de celles régnant au sommet du noyau terrestre.

Un modèle préliminaire… depuis 40 ans

En sciences, alors que certains modèles deviennent obsolètes dès leur publication ou presque, d’autres semblent éternels. Le modèle PREM, pour modèle préliminaire de référence de la Terre, fait partie de la seconde catégorie. Ce modèle, pensé pour être préliminaire, fait pourtant figure de référence depuis 40 ans, à tel point qu’aucun autre modèle n’ose plus se prétendre être « de référence ».